Jeu, marche, improvisation et idiotie dans l’espace public.
Pierre Pilatte et Aline Fayard – Compagnie 1 Watt

Sortir, évaluer le terrain, considérer l’alentour. Partir seul, à deux, en bande. Arpenter, tâtonner, Suivre les flux. S’immerger, parcourir, se frotter, tomber là.
Se tenir en périphérie. Traverser, border. Ouvrir sa peau autant que son regard.
Agir, faire mais rester ouvert, sensible, poreux.
Saisir.
Jouer le jeu. Raconter, préméditer, répéter, laisser la place à l’accident, à l’imprévu.
Tenter l’ouverture, l’improvisation, la complicité, les états d’âme, le rythme, l’extravagance…l’idiotie.
Et plus tard choisir. De la rencontre, pouvoir s’interroger sur ce qu’on a envie de faire, de poursuivre, de raconter dans l’espace externe. Et comment.
Dates : Du 20 au 24 Octobre 2025 ( 35h de formation)
Lieu : Grenoble (Maison des artistes – 49 rue des Eaux Claires)
Tarifs de la formation – coût pédagogique :
Prise en charge AFDAS : 2100 € euros HT
Pas de prise en charge AFDAS possible : 400 euros (merci de nous contacter pour faire le tour des dispositifs de prise en charge possible)*.
*Si vous êtes salarié (y compris intermittent du spectacle), votre organisme de financement de la formation professionnelle (AFDAS, UNIFORMATION…) peut prendre en charge le coût global à travers différents programmes (Plan de Formation de l’Entreprise, Plan de Formation des Intermittents, CFP, CFP de transition…). Consultez notre page « financer sa formation » pour plus d’informations => https://www.illusion-macadam.coop/formation/financer-sa-formation
Les dispositifs sont nombreux et complexes. Contactez-nous afin que l’on étudie votre situation particulière, que l’on vous indique les démarches à effectuer et que l’on adapte le tarif à votre situation si pas de prise en charge possible.
contacts et inscriptions (avant le 20 Septembre)
Pour les questions administratives et financières : Marion Tostain – Référente pédagogique et administrative « Illusion et Macadam » : mtostain@illusion-macadam.fr
Pour les questions pédagogiques : Aline Fayard – compagnie Strates : associationstrates@gresille.org
Une formation pour s’exercer à improviser dans l’espace public en mobilisant des appuis physiques et perceptifs, issus du champ des somatiques et de la danse, ainsi que des outils techniques de jeu en lien avec le réel, le vivant, l’espace et celleux qui l’habitent, le traversent. Nous travaillerons spécifiquement sur des protocoles alternants marche et fulgurances, afin de nous glisser dans les interstices et d’y proposer des parenthèses poétiques…
Nous utiliserons nos corps, nos présences, nos pieds, nos sensibilités, mais aussi des textes, et des supports de jeu invitant à des actions performatives situées.
Public Cible : Artistes professionnel·les et semi-pro engagés dans le spectacle vivant.
Pré requis : Être curieux·ses d’éprouver et d’expérimenter différentes modalités de présence et de jeu dans l’espace public
Objectifs pédagogiques
• Acquérir une meilleure appréhension de l’espace public et des enjeux de représentation dans celui-ci
• S’approprier les protocoles de découvertes, de diagnostic sensible et d’arpentage d’un quartier, d’une ville, impliquant un corps sensible et joueur
• Se familiariser avec des appuis physiques et somatiques venant nourrir son écoute des lieux, ainsi que sa présence en tant que performeur·se
• Acquérir des outils de jeu et d’improvisation en lien avec le réel, le vivant, l’espace et celleux qui le traversent
Travailler l’inscription d’un texte dans l’espace public.
Contenu
Chaque journée sera composée :
• d’un temps de mise en corps et d’échauffement mobilisant des outils venant des somatiques et de la danse ;
• des temps d’échauffement du jeu et protocole permettant de travailler l’écoute -de soi, de l’autre, et de l’espace ;
• des temps de mise en jeu pour échauffer « l’idiotie », l’humour, le jeu ;
• des temps d’exploration et de jeu dans l’espace public, ainsi que de protocoles d’arpentage et de performance dans l’espace public ;
• des temps d’échanges autour des questions de chacun·e concernant les enjeux de nos présences artistiques dans l’espace public
Intervenant.es
Pierre Pilatte, clown comique
A la fin du siècle dernier, à ses débuts avec La Compagnie Extrêmement Prétentieuse et les Hommes en noir, l’essentiel de la pratique artistique de Pierre Pilatte est dans la rue. Des canevas, des figures burlesques, des situations, des lazzis, la mise en perspective de ce qui se passe dans le moment, pour développer
des histoires sensibles et parfois même impertinentes avec le concours de la naïveté clownesque.
21ème siècle, avec 1 Watt nous écrivons des spectacles qui se déplacent au milieu
des gens, des dramaturgies qui s’adaptent aux lieux où ça se joue. Nous arpentons,
marchons, déplions l’intérieur du temps, prenons soin de l’espace, allons là où il n’y a
personne, rencontrons le déséquilibre, l’accident, l’exubérance possible et jubilatoire
dans l’espace de tout le monde. La liberté de faire n’importe quoi, mais bien.
Aline Fayard – performeuse tout terrain
Après un parcours universitaire mêlant sciences de l’environnement et sciences sociales, elle oriente la fin de ses études universitaires sur les liens entre art et territoires. Par ailleurs, elle découvre en 2005 le Body Mind Centering ainsi que le Contact Improvisation et se forme depuis aux pratiques de l’improvisation et de la composition instantanée. Installée à Grenoble depuis 2015, elle crée la compagnie Strates en 2017, véritable terrain de jeu et d’exploration, qu’elle co-dirige avec Sandra Wieser depuis 2019. Elle y développe des projets situés, hybrides, interrogeant nos manières d’être en relation – a soi, aux autres et à ce qui nous entoure. Par ailleurs, elle s’engage avec enthousiasme dans des espaces de rencontres et de collaborations avec d’autres artistes-chercheur·ses dans le cadre de groupes de pratique autogérés (Mouvement Authentique / Tuning Score). En 2020, elle a la grande chance d’intégrer l’équipe d’1 Watt pour les créations Nous impliquer dans ce qui vient, puis plus récemment Plus ou moins disparaître, autant de projet qui lui permettent d’enquêter autrement autour d’une question (obsession?) centrale pour elle, à savoir : comment favoriser l’existence de pratiques collectives fondamentalement non autoritaires, féministes et émancipatrices?
