Tirage LPOC : S’éterniser…

Tirage presque quotidien, issu du dispositif A Little Pièce of Care, suspendu en raison de la situation sanitaire. En savoir plus sur ce projet : ici

S’éterniser. M’éterniser.

Faire comme si j’avais à chaque instant, l’éternité devant moi.

Sentir l’espace qui s’ouvre au dedans.

De chaque moment.

De ma cage thoracique.

Autour de mon cœur.

Qu’est ce que ca change dans mes sensations ? Dans ma colonne vertébrale ? Dans ma perception de l’espace?

Goûter chaque recoin.

Déplier chaque moment en trois dimensions. En sentir la longueur, la largeur, l’épaisseur.

M’y glisser. M’y lover. Y naviguer.

Le temps n’est plus une ligne qui file devant ou fuit derrière moi.

Il est tout autour. Il m’enveloppe.

Je peux alors m’y promener, comme dans une foret plus ou moins épaisse ou dense. Je peux découvrir des recoins restés inexplorés. Y sentir chaque odeur. M’y reposer.

 

Tirage LPOC : Lâcher…

Tirage presque quotidien, issu du dispositif A Little Pièce of Care, suspendu en raison de la situation sanitaire. En savoir plus sur ce projet : ici

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Lâcher – Lâche. Lâcher une corde, lâcher du mou ? être lâche.

Lâcher.  Abandonner. Quitter. Se détourner.

Lâcher. Défaire . Dé-tendre. Un lien, une attache trop serrée. Qui m’étouffe. Une corde trop tendue entre deux pôles.

Lâcher : mes exigences, mes objectifs, mes ambitions, mes échéances.

Assouplir.

Me laisser du mou, de la souplesse pour pouvoir de nouveau naviguer, dé-faire un nœud trop serré pour pouvoir de nouveau respirer. Qu’est ce qui m’empêche de bouger, librement, plus amplement?

Me lâcher la grappe.

Mais Lâcher, c’est aussi prendre un risque. En escalade, on est obligé de lâcher du mou pour que la personne qui grimpe puisse continuer de monter. Au risque d’une chute plus grande en cas de déséquilibre, de faut pas.

Lâcher.
Détendre, voire complètement faire sans les cordes qui m’assurent. Faire confiance en la tenségrité de ma propre structure.

Lâcher prise, au risque de chuter. Faire confiance en l’intelligence de la situation : Peut être n’ai-je pas besoin de tenir pour que ça tienne?

Tirage LPOC : Faire support …

Tirage issu du dispositif A Little Pièce of Care, suspendu en raison de la situation sanitaire. En savoir plus sur ce projet : ici

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M’appuyer sur mes os.

Sentir la solidité de mon squelette. Laisser apparaître la structure de mon corps. Le sens de la structure.

Me loger dans mes os. Y puiser de la force. Une force tranquille. Douce Puissance. Ancrée. Sans direction.

Etre là. Présente. Sans volonté, si ce n’est de me préparer. Et d’offrir. Une surface d’appui. Disponible. Solide. Puissante.

Me préparer à recevoir du poids.

Permettre l’autre de s’appuyer pour effectuer son propre mouvement.

En toute autonomie.

Equilibres / Sondes / Sismographies…

Un atelier « Danser au risque du réel », mené dans le cadre du projet Batteries, et radio-guidé par Aline Fayard et Sandra Wieser. (Bande son mise en ligne Samedi 11 Avril à partir de 10h)

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Durée : 2h environs.

Matériel nécessaire

Un système son avec enceintes, relié au réseau internet. (éviter une écoute au casque pour être libre de vos mouvements). Des habits confortables. Une attestation en cas de sortie.

Soutenir via HelloAsso : facultatif et à la hauteur de votre choix : ICI

Quelques intentions :

A l’heure où nos dirigeants s’équipent d’outillages de plus en plus performants pour traquer nos moindres déplacements : drones,  et caméra infra-rouges, nous vous proposons un atelier pour outiller / équiper nos corps de compétences sensorielles. En vu, non pas d’augmenter le contrôle et la surveillance, de nous et des autres, mais plutôt de cultiver sensibilité et présence. A notre environnement et à sa complexité. De cultiver notre stabilité, d’enrichir nos systèmes de navigation. Maintenir notre équilibre. Et continuer de nous mouvoir, dans un environnement, un contexte parfois déstabilisé, déstabilisant. Troublé et troublant. Favoriser nos capacités de choix. S’orienter….

Points techniques avant de commencer :

Cet atelier se déroule en 3 parties

Dans la première partie, nous vous invitons, à vous échauffer avec comme support nos voix, nos présences à travers une bande sonore que nous avons concocté pour vous. Une proposition de pratique introduite par 5 minutes de présentation environ.

Puis, nous vous proposerons une partition d’exploration à faire dans un périmètre de 1km autour de chez vous (autant que faire ce peu). Si vous ne pouvez pas sortir, peut être pouvez vous une manière d’explorer votre appartement / maison / couloir….). Si vous pouvez sortir, habillez-vous confortablement et munissez-vous d’un minuteur. Mettez une alarme à 40 min et laissez-vous 10 min pour rentrer. N’oubliez pas votre attestation. Il s’agit bien d’un déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes…

La troisième partie se déroule une fois revenu.e chez vous, dans votre intérieur. Vous pourrez laisser votre corps ré-activer des traces de votre voyage au dehors. Peut être que cela vous fera bouger. Peut être pas.

Nous vous invitons à nous envoyer une trace de cette expérience (un dessin, un texte, une photo, un enregistrement audio, une vidéo ou tout autre support de ton choix) par mail : associationstrates@gresille.org ou via Wetransfer (ou autre logiciel de partage de fichiers)

Vous êtes prêt.e.s? nous vous invitons à trouver une position confortable de laquelle vous pouvez commencer à vous mettre en mouvement tout en écoutant le début de la bande son, puis…. laisser vous guider!

Références et extraits cités / diffusés dans la bande son :

Textes et enregistrements  : Sandra Wieser et Aline Fayard

Partitions :

Find your spine…. A pathway within : Miranda Tuffnel et Chris Crikmay, in « A widening field : Journeys in Body And Imagination », Broché, 2003

L’écoute de l’écoute : transmise par Lê Quan Ninh (Ninh, nos excuses pour la prononciation de ton nom dans l’enregistrement ;))

Musique et extraits sonores : 

Michael Pisaro : Nature Denatured and Found Again (2019)

Giuliano d’Angiolini : Notturno in progressione

André O. Möller : Blue/Dense, wandelweiser records

Mathias Forge, Fernand Deroussen et Xavier Charles : Roubion, 2018

Julien Skrobek : (album Double Entendre, 2008)

Montage son : Aline Fayard

 

tirage LPOC : Inclure les éléments de la situation …

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Elargir mon champs de perception. Repérer les angles morts

Dire oui. Faire avec.  Ce qui est là, maintenant.

Embrasser, Ouvrir. Elargir

Ouvrir mes oreilles.

Affiner mon écoute.

Déceler. Le moindre son. Le moindre détail.

Déhierarhiser mes perceptions : visuelles, tactiles, auditives.

Accueillir la globalité et considérer les spécificités

Prendre en compte : la diversité, la multiplicité, la complexité. De sons, de textures, de couleurs et de matières qui m’environnent. De facteurs, de registres, d’interactions, de points de vue qui font le monde.

Me laisser bouger dans/par ce contexte.

Tirage LPOC : S’approprier…

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Faire miennes – les circonstances, une situation, une chose, une personne.

Qu’est ce que je peux faire de cette situation? Comment est-ce que je peux la mettre à profit d’un intérêt propre – individuel et /ou collectif.

S’approprier nécessite de réaliser un geste (physique et / ou psychique) ; celui de prendre (à bras le corps, à pleines mains).

S’approprier, c’est faire mien (un geste, une invention.), qui ne vient pas de ma propre initiative, élan, impulsion interne. S’approprier implique un retournement de point de vue. Un renversement dans la relation que j’entretien avec une chose, une situation, des circonstances. D’une relation neutre, ou passive, cela nécessite/implique une (re)prise de pouvoir. Pouvoir sur. S’approprier une idée. (re)prendre du pouvoir pour ne pas subir la situation.

Quel geste je peux faire aujourd’hui pour mettre à profit cette situation à priori subie ?

Déclinaisons d’un geste plus que quotidien

Dans cette période où le nombre de contacts humains est fortement restreint, comment puis-je continuer à nourrir ce besoin vital de toucher / d’être touchée?

Et si se laver les mains, rituel sanitaire du moment, pouvait devenir un prétexte à cultiver ma vitalité, ma sensorialité? A activer ma peau? A nourrir ce besoin de contact, avec d’autres êtres au monde? A ouvrir ma disponibilité et à entrer en contact avec mon environnement proche?

Qu’est ce que celaa changerait si je prêtais à ce geste plus-que-quotidien un brin d’attention?

Et si je le laissais évoluer, une fois par jour ou par semaine, vers une danse : danse de mes mains avec elles mêmes, de mes mains avec d’autres partenaires tactiles; de mon corps entier, impliqué comme un organe de perception tactile…

A quoi ressemblerait cette danse? »

Réalisation et montage : Aline Fayard, Association Strates

tirage LPOC : Suspendre…

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Suspendre, cela pourrait être, en ce temps où l’activité horizontalité est freinée par le confinement, une invitation à habiter la verticalité de l’instant… Suspendre, ou habiter ce moment pendant lequel, en l’espace d’une micro-seconde, je côtoie l’inconnu de ce qui va suivre.

Suspendre, c’est aussi laisser la place et observer de près cet infime moment de négociation, de bascule pendant lequel le monde s’ouvre à 360 degrés, pendant lequel le temps se dilate, les possibles s’ouvrent, les directions s’estompent, les contradictions apparentes se côtoient. Cet infime espace ou la cohabitation des contraires est possible. Où le ET remplace le OU pour relier des gestes a priori contraires. L’inspiration ET l’expiration, Le flux ET le reflux des marées, au moment de l’étale, la monté ET la descente (le mouvement d’un yoyo, ou du manège) et de tous nos liquides internes, qui nourrissent nos tissus.

Suspendre pourrait être une invitation à faire vivre, élargir, habiter ce micro-moment où les dominantes s’égalisent. Où le geste majeur bascule pour laisser la place à sa mineur. Une invitation a prendre le temps de goûter la saveur de tous ces micro-moments qui rythment nos journées, nos postures, nos respirations, alors que nos attentions sont généralement toutes entières absorbées pas les gestes directionnels qui peuplent nos quotidiens.

Une invitation à goûter la mulitdirectionnalité qu’offre ce mo(uve)ment de suspension.

PRATIQUE : S’installer dans la suspension du moment. Curieu.x.se.s et attenti.f.ve.s à ce qu’elle nous offre de possibles à venir.

Ouvrir une fenêtre pour laisser entrer un bout du dehors chez soi.

Trouver une position confortable (assis ou debout). Fermer les yeux.

Porter son attention à sa colonne vertébrale. Le sacrum qui s’enracine dans le sol. La tête suspendue au ciel. Trouver ce double mouvement de la colonne, qui tombe, s’enracine et ce la colonne qui s’érige, reliée au ciel, à l’espace du dessus. Dans un mouvement ascendant vers le ciel. Une colonne suspendue entre ciel et terre. La colonne vivante, vibrante entre ces 2 pôles.

Ouvrir ses oreilles à 360 degrés, et laisser les sons nous toucher.

Porter son attention sur le rythme de la respiration. Inspire/Expire. Recentrer son attention, s’intéresser au micro-moment pendant lequel l’inspire devient expire. Et à celui pendant lequel l’expire devient inspire. S’installer dans ces moments, en goûter la saveur, le goût… Comment est ce que cela change (ou pas) sa respiration ?

Petit à petit, élargir son attention à tous les mouvements qui habitent nos corps. A tous les fluides qui circulent au dedans… Le sang qui va et vient, du cœur aux tissus. Puis des tissus au coeur. Les mouvements des fascias, le liquide céphalo-Rachidien le long de la colonne vertébrale, et autour du cerveau. Le liquide interstitiel. La lymphe… Autant de fluides, de liquides rythmés par des moments de suspensions plus ou moins longs.

Enquêter, sentir tous les moments de suspension qui habitent et rythment nos corps. S’installer dedans. Les laisser faire…

Au bout d’un moment, revenir aux perceptions de l’environnement autour.

Ouvrir les yeux, tranquillement.

Saisir la première impulse qui vous vient.

 

Danser au risque du réel #2 : peaux, empreintes, textures

Danser au risque du réel #2 :
Peaux / Empreintes / Textures

Vendredi 13 Mars : en studio de 17h-20h, Au Bazart, 63 avenue du 8 mai 1945, 38400 Saint-Martin-d’Hères.

Samedi 14 Mars : en extérieur de 10h-17h :  lieu de RDV communiqué lors de l’inscription à l’atelier.
« La nature, ce pourrait être cette génération permanente d’innombrables plis, des plis pliés les uns dans les autres, impliqués les uns par les autres, qui tiennent les uns grâce aux autres ou au risque des autres. »
(I. Stengers, Résister au désastre)
C’est à partir de l’exploration de notre peau, l’organe le plus grand de notre corps, que nous souhaitons élaborer nos deux prochains ateliers. Déplier, retourner, toucher cet organe ultrasensible, perméable et imperméable à la fois, en renouvellement constant, élastique, changeant, superficiel et profond. La peau, l’enveloppe, l’écorce. L’envers du dehors. Faire peau neuve.

Dans ces ateliers thématiques de danse et d’improvisation, nous prenons appuis sur des images, des textes et des pratiques somatiques afin de stimuler nos imaginaires et nos modes d’attention. Nous démarrons dans l’espace intime du studio puis nous partons à la rencontre d’un lieu. Par la marche et l’utilisation de partitions d’improvisation nous forerons, voyageront à travers les différentes couches spatio-temporelles, à travers les strates géologiques et historiques de ces lieux. Nous jouerons avec euxcomme avec des partenaires de danse. Dans toute leur épaisseur. Nous irons à la rencontre de leur peaux, leur odeurs, leur spécificités. Nous les laisserons nous renseigner directement. Au risque du réel. 

Modalités et inscriptions:
15€ < 20€ l’atelier
30€ < 40€ les deux ateliers (vendredi-samedi)

120€ < 150€ les 10 ateliers (cycle complet)
+ Adhésion annuelle : à partir de 5€

Inscriptions nécessaire avant le 10 Mars auprès de : associationstrates@gresille.org

Danser au risque du réel #1 : Structures / Squelettes / Paysages

Vendredi 14 Février : en studio de  17h-20h, 104 rue du Progrès, Seyssinet.

Samedi 15 Février : en extérieur de 10h-17h : RDV chemin du Replat, Saint-Martin-Le-Vinoux (possibilité de repli en salle en fonction des conditions météo).
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Lors de ces 2 ateliers, nous explorerons à travers le mouvement la notion de Paysage. En chinois, le mot Paysage s’écrit à partir de deux idéogrammes : montagnes – eaux, décrivant par là un jeu d’interaction sans fin entre des facteurs contraires. (F. Julien). Loin de la notion occidentale du paysage comme point de vue, il s’agit de s’immerger dans un paysage fait de structures et de flux.

Le vendredi, en studio, nous partirons de l’exploration de nos propres squelettes, architectures internes, et de la manière dont elles structurent nos perceptions : Qu’est ce qui dans nos paysages internes est stabilité, structure… Quelle expérience fait on de nos squelettes? 

Le lendemain, le corps augmenté de ces explorations, nous partirons à la rencontre d’un site de batteries, utilisant la marche comme expérience chorégraphique. Nous nous tournerons alors vers l’exploration du dehors à partir de nos propres structures : Pouvons nous sentir, écouter, voir à partir de nos os l’architecture du paysage? Comment celles-ci se font écho? Comment pouvons nous nous entrainer à changer d’échelles de perception, naviguer dans un corps géant, visiter l’animer et l’inanimé. Quelles sensations, émotions, imaginaires découlent de ces perceptions?

Nous terminerons ces deux jours par un temps de récolte et d’échange….

Organisé en partenariat avec l’association « Le Quaix des artistes ». 

Possibilité de participer à un ou aux deux ateliers. 
Atelier INT ou EXT : 15€ < 20€ (en fonction de vos moyens)  
Ateliers INT et EXT : 30€ < 40€ (en fonction de vos moyens)  
Inscriptions nécessaire avant le 10 Février auprès de : associationstrates@gresille.org
Plus d’informations sur le site internet de Strates.